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Actualités scientifiques

Une mouche pour mieux comprendre l’endométriose

Reconstruction 3D de la spermathèque chez une femelle drosophile adulte après accouplement. La paroi de la spermathèque est marquée en blanc, les spermatozoïdes en rouge et les noyaux des cellules sécrétrices en bleu. Les spermatozoïdes sont stockés dans la lumière de la spermathèque (Photo de P Cattenoz).



An evolutionary conserved interaction between the Gcm transcription factor and the SF1 nuclear receptor in the female reproductive system.

Cattenoz PB(1,)(2,)(3,)(4), Delaporte C(1,)(2,)(3,)(4), Bazzi W(1,)(2,)(3,)(4), Giangrande A(1,)(2,)(3,)(4).

Sci Rep 25 novembre 2016


25 novembre 2016

En utilisant des mouches du vinaigre (drosophiles), l'équipe d'Angela Giangrande a mis en lumière un nouveau régulateur du fonctionnement du système reproducteur, conservé chez les mammifères. Leurs résultats sont publiés le 25 novembre 2016 dans la revue Scientific Reports.


Après l’accouplement, les spermatozoïdes subissent une ultime étape de maturation lors de leur ascension vers l’ovaire. Indispensable pour la fécondation, cette étape dite de « capacitation » est permise grâce à la sécrétion de molécules par l’appareil génital féminin. Alors que les systèmes de reproduction des mammifères et des insectes sont extrêmement différents, ils nécessitent pourtant tous deux la présence de cellules sécrétrices pour produire des molécules synchronisant la rencontre des deux gamètes.


SF-1, un facteur commun aux mammifères et aux insectes
Chez les mammifères, le facteur stéroïdogénique (SF-1) est essentiel au bon développement et fonctionnement des glandes stéroïdiennes du système reproducteur. Sa mauvaise régulation est associée à l'endométriose, qui est la première cause d'infertilité chez la femme. Hr39 est l’homologue de SF-1 chez la drosophile ; il est nécessaire dans les cellules sécrétrices de la spermathèque chargées d’assurer la fertilité en sécrétant des substances qui attirent et font maturer les spermatozoïdes. Que ce soit dans l’utérus des mammifères ou la spermathèque des insectes, les facteurs SF-1 / Hr39 sont nécessaires au bon développement des cellules sécrétrices. Un mauvais fonctionnement de ces cellules peut conduire à l'infertilité.

 

Découverte d'un nouveau régulateur de SF-1
Dans cette nouvelle étude, l'équipe d'Angela Giangrande à l'IGBMC a identifié un régulateur direct de Hr39 dans la spermathèque de la drosophile : le facteur de transcription Gcm. L’absence de Gcm empêche en effet la production des cellules sécrétrices et conduit à la stérilité des femelles chez la mouche. Cette étude identifie une nouvelle voie moléculaire dans le développement du système reproducteur féminin car la régulation de Hr39 par Gcm est conservée chez les mammifères. Ceci suggère un rôle clé de Gcm dans la progression des maladies de l'appareil reproducteur chez l'humain. Outre leur impact sur la recherche en développement, ces données ouvrent de nouvelles perspectives pour mieux comprendre l’endométriose et d’autres types d’infertilité chez la femme.

 

 

Cette étude a été soutenue par l'INSERM, le CNRS, l'Université de Strasbourg, l'Hôpital de Strasbourg, l'ARC, l'INCA et l'ANR.

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