4 départements de recherche
750 employés
45 nationalités
55 équipes de recherche
16 lauréats ERC
260 publications par an
24000 m² de laboratoires

Soutenez-nous via

Fondation universite de Strasbourg

Service Communication

Tél. +33(0) 3 88 65 35 47

Accès direct

Science & société

Les chiffres 2014

11 bourses ERC
16 prix et distinctions
3 rendez-vous grand public
23 actualités scientifiques majeures
Summer Internship

Actualités scientifiques

Découverte d’une nouvelle classe de myopathies congénitales

Cellules musculaires de patients ayant une myopathie congénitale due à des mutations de DHPR, avec de petites fibres anormales à noyaux internalisés (à gauche), des désorganisations inter-myofibrillaires ressemblant à des « cores » (au centre), et un aspect alvéolaire du réticulum sarcoplasmique (à droite).

Dihydropyridine receptor (DHPR, CACNA1S) congenital myopathy.

Schartner V(1,)(2,)(3,)(4), Romero NB(5,)(6), Donkervoort S(7), Treves S(8,)(9), Munot P(10), Pierson TM(11,)(12), Dabaj I(13,)(14,)(15), Malfatti E(5,)(6), Zaharieva IT(10), Zorzato F(8,)(9), Abath Neto O(1,)(7), Brochier G(5,)(6), Lornage X(1,)(2,)(3,)(4), Eymard B(16), Taratuto AL(17), Bohm J(1,)(2,)(3,)(4), Gonorazky H(18), Ramos-Platt L(19), Feng L(10), Phadke R(10), Bharucha-Goebel DX(7,)(20), Sumner CJ(21,)(22), Bui MT(5,)(6), Lacene E(5,)(6), Beuvin M(5,)(6), Labasse C(5,)(6), Dondaine N(23), Schneider R(1,)(2,)(3,)(4,)(24), Thompson J(24), Boland A(25), Deleuze JF(25), Matthews E(10), Pakleza AN(26), Sewry CA(10), Biancalana V(1,)(2,)(3,)(4,)(23), Quijano-Roy S(13,)(14,)(15,)(27), Muntoni F(10), Fardeau M(5,)(6), Bonnemann CG(7), Laporte J(28,)(29,)(30,)(31).

Acta Neuropathol 23 décembre 2016


23 décembre 2016

L’équipe de Jocelyn Laporte vient de mettre en lumière une nouvelle classe de myopathies congénitales, offrant ainsi de nouvelles pistes d’identification pour les patients dont le diagnostic n’est pas encore établi. Ces travaux sont publiés le 23 décembre dans la revue Acta Neuropathologica.

Myopathies congénitales : des patients sans diagnostic
On distingue principalement trois grands groupes de myopathies congénitales en fonction du type d’anomalies structurelles retrouvées dans les fibres musculaires au microscope : les myopathies avec des zones anormales de la fibre appelées « cores », les myopathies avec accumulation de protéines, et les myopathies avec noyaux centraux. Malgré les avancées de la recherche dans ce domaine,  la moitié des patients atteints de myopathies congénitales n’ont toujours pas de diagnostic moléculaire et ne peut être rattachée à aucun de ces groupes, empêchant une meilleure prise en charge et un conseil génétique. Dans le cadre du projet Myocapture, l’équipe de Jocelyn Laporte a collaboré avec l’équipe de Norma Beatriz Romero à l’Institut de Myologie (Paris) et un consortium international afin de caractériser 1000 patients non diagnostiqués. Onze d’entre eux ont ainsi été sélectionnés car leurs biopsies musculaires présentaient des caractéristiques communes, notamment un aspect « alvéolaire » de leurs cellules dû à la dilatation du réticulum sarcoplasmique, réserve de calcium indispensable à la contraction des muscles.

 

Des mutations sur un canal membranaire responsable de la contraction musculaire
Grâce au séquençage haut débit de l’ADN de ces 11 malades, les chercheurs ont révélé que tous ces patients avaient des mutations dans le même gène CACNA1S, codant pour une sous-unité du récepteur de la dihydropyridine (DHPR), un canal calcique indispensable à la contraction musculaire. Etonnamment, les mutations observées chez les différents patients ne sont pas localisées à des endroits précis sur le gène, et sont indifféremment de transmission dominante et récessive. Des expériences fonctionnelles menées en collaboration avec l’Université de Bâle ont ensuite montré que les canaux calciques DHPR sont moins efficaces, altérant la signalisation calcique. Le gène CACNA1S était déjà particulièrement étudié car associé à d’autres maladies comme l’hyperthermie maligne ou les paralysies périodiques hypokaliémique ou thyrotoxique, mais c’est la première fois que ce gène est associé à une myopathie, confirmant l’importance du récepteur DPHR dans la contraction et le développement musculaire.

Cette étude dévoile une nouvelle classe de myopathies congénitales et met en avant le canal DHPR comme nouvelle cible thérapeutique pour le traitement de ces maladies.

 

Cette étude est financée par les investissements d’avenir Labex, l’Université de Strasbourg, l’Inserm, la Fondation Maladies Rares, France Génomique, l’ANR, l’Association Française contre les Myopathies, la Muscular Dystrophy Association (USA) et le Myotubular Trust (UK).

Imprimer Envoyer

Université de Strasbourg
INSERM
CNRS

IGBMC - CNRS UMR 7104 - Inserm U 964
1 rue Laurent Fries / BP 10142 / 67404 Illkirch CEDEX / France Tél +33 (0)3 88 65 32 00 / Fax +33 (0)3 88 65 32 01 / directeur.igbmc@igbmc.fr