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Actualités scientifiques

Nouvelles cibles thérapeutiques pour le traitement du cancer de la prostate

PTEN deletion in luminal cells of mature prostate induces replication stress and senescence in vivo.

Parisotto M(1), Grelet E(1), El Bizri R(1), Dai Y(1), Terzic J(1), Eckert D(1), Gargowitsch L(1), Bornert JM(1), Metzger D(2).

J Exp Med 4 juin 2018


9 mai 2018

Détecté à des stades précoces, le cancer de la prostate est éradiqué dans 70 à 80 % des cas. Malheureusement, sa sévérité peut être sous-estimée au moment du diagnostic, et 20-30 % de ces patients développent des métastases. Afin de mieux prendre en charge ce cancer, l’équipe de Daniel Metzger à l’IGBMC (CNRS, Inserm, Unistra) a caractérisé son évolution et a ouvert de nouvelles perspectives thérapeutiques. Résultats publiés le 9 mai 2018 dans la revue Journal of Experimental Medecine.


Le cancer de la prostate est le cancer viscéral masculin le plus fréquent et la troisième cause de décès par cancer. Sa progression s’étale sur des décennies, avec tout d’abord des lésions précancéreuses, suivies d’adénocarcinomes et de métastases.

Les gènes suppresseurs de tumeur PTEN et P53 étant fréquemment mutés dans le cancer de la prostate chez l’homme, l’équipe de Daniel Metzger a généré un modèle de souris dans lequel PTEN et/ou P53 sont sélectivement invalidés dans des cellules prostatiques chez l’animal adulte. Les résultats de cette étude ont permis de mieux caractériser les évenements conduisant aux développement des lésions précancéreuses.

Suite à la perte de PTEN, la prolifération des cellules épithéliales prostatiques est stimulée pour former des lésions précancéreuses en quelques mois. Cette hyper-prolifération induit un stress réplicatif et des dommages de l’ADN. Ces évènements conduisent à l’arrêt de la prolifération des cellules mutées et à leur entrée en senescence, ce qui limite la progression tumorale.

Cependant, les chercheurs ont montré que ces cellules sénesentes sécrétent un grand nombre de cytokines et de chémokines et qu’en accumulant d’autres mutations, elles favorisent la progression de tumeurs agressives. 

Comme les traitements actuels entrainent des effects secondaires et des résistances, le développement de stratégies permettant d’éliminer les cellules senescentes des lesions pré-cancéreuses représente une option prometteuse pour le traitement du cancer de la prostate.

Cette étude a été financée par l’ANR, la Fondation ARC pour la recherche contre le cancer, la Ligue contre le cancer, l’Alsace contre le cancer, l’Assocation pour la recherche sur les tumeurs de la prostate, la Al Bizri fondation, le China Scholarship Council, la Fondation Liliane Bettencourt, le Centre d’Ingénierie Moléculaire Européen, l’Association pour la Recherche à l’IGBMC et le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche

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